Après les vélos, les voitures en libre-service à Paris
Après les vélos, la mairie de Paris propose des voitures en libre-service aux Parisiens qui n'ont pas le besoin permanent d'un véhicule.
Le concept est intéressant, innovant. Chacun connaît la problématique des coûts de parking à Paris pour une utilisation limitée des véhicules. D'ailleurs, plus d'un tiers des Parisiens ont renoncé à l'auto : trop cher, trop long, finis les embouteillages et le temps perdu.
Les agences de location de courte durée connaissent déjà cette niche de population et se battent depuis des années pour la séduire.
Toutefois, la location de très courte durée (moins de 24h) reste un des derniers segments non exploités : histoire de sortir le soir en voiture, ou même d'aller faire des courses avec une voiture, dans un budget raisonnable.
La cause ? La rentabilité de la location est difficile à atteindre en si peu de temps.
Caisse commune et Mobizen ont attaqué ce marché. Okigo s'y met. La mairie de Paris encourage vivement les activités de ces sociétés privées et leur a même accordé un label « Autopartage Paris ». Bertrand Delanoë était présent lors de l'inauguration d'Okigo et s'est engagé à la soutenir avec énergie, au même titre que les deux autres..
Okigo est une filiale de Vinci et Avis. Son offre ne se différencie pas véritablement de Caisse commune et Mobizen. Elle se décompose en 2 possibilités :
- L'abonnement s'élève à 9,90€ par mois avec un engagement de 12 mois. Sur ce principe, vous payez même si vous ne louez pas de voiture... Les voitures prêtées sont des Peugeot 1007 HDI 70ch sans FAP (filtre à particule), donc peu écologique.
- Pour la location ponctuelle, il n'y a pas de forfait. L'unité de calcul du prix demeure la durée et le kilométrage parcouru : 4€ l'heure et 0,35€ le Km. Les limites du système sont tout de suite démasquées, parce qu'on peut trouver des voitures à louer la journée pour 50€ avec 100 Km inclus.
Okigo et ces autres sociétés sont précurseurs. Gain d'espace et limitation du trafic sont des gains écologiques non quantifiables pour la collectivité. Mais allez demander aux Parisiens de payer ce tarif ?
Pour voir l'article sur l'Autopartage d'Avis et de Vinci Park, cliquez ici.
Céline Leprince
» Réagir à cet article
Aucun commentaire sur cet article» Voir aussi
 Vélos libre-service à Paris : JC Decaux remporte finalement le contratJC Decaux, numéro un mondial du vélo en libre-service
Le vélo en libre-service chez les Canadiens
Cyclocity, à la conquête de Paris !
Velib’ à Paris part sur de bonnes bases












