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[2006-04-03]
L'étude de marché afférente à ce projet fait apparaître des attentes des clients potentiels. C'est avec ceci que Boulanger élabore un cahier des charges précis pour celle qui sera baptisée avant-guerre la TPV (Toute Petite Voiture) qui repose sur un concept assez simple « Quatre roues sous un parapluie », avec quatre places assises, 50kg de bagages transportables, 2CV fiscaux, traction avant, boîte à 3 vitesses, une suspension solide, permettant de traverser un champ labouré avec un panier neuf sans en casser un seul , et une vitesse de pointe à 60km/h.
Les premiers projets aboutissent à une voiture en tôle ondulée très fine. Mais c'est une débâcle pour Citroën, qui doit démonter tous les « Projets A » déjà assemblés. La guerre arrive en France et les nazis, au courant du projet de TPV, essaient de s'approprier les plans pour l'élaboration de leur « Volkswagen ». Boulanger s'y opposera farouchement et ne les divulguera pas. Les projets de la TPV continuent même en secret en 1941 après le bombardement de l'usine du Quai de Javel. A la fin de la guerre, le rythme des recherches accélère, et Citroën parvient à élaborer un nouveau moteur.
En 1948, Citroën présente un projet quasi-définitif, la « 2CV Type A ». Elle reçoit un accueil plutôt mitigé et est sévèrement critiquée par la presse qui la qualifie de boîte à sardines. Malgré cela, l'impact auprès de la population est important, du fait de son bas prix.
En 1949, après avoir été qualifiée « Type A » par le service des Mines, la production de la 2CV Type A commence.
En 1951, une version utilitaire de la Type A est présentée, la 2CV Type AU. Elle peut d'ailleurs transporter 150kg de marchandises ainsi que deux personnes.
Plus qu'une voiture, une manière de vivre
Suite à la demande croissante des clients au sujet d'une voiture plus rapide et plus puissante, Citroën place, en 1954 sur le marché, une 2CV Type AZ, équipée d'un nouveau moteur issu de celui de la Type A mais de 425cm³. La vitesse de pointe est maintenant de 70km/h.
Nouveau modèle, en 1958, la 2CV Type AZLP (P pour Porte de malle), qui délaisse la bâche longue pour une porte de malle, qui manquait cruellement depuis 9 ans.
Deux ans plus tard, la production des modèles A et AU, devenus trop peu rentables, est arrêtée.
L'apparition de la Dyane (sorte de super 2CV) fait de l'ombre à la 2CV et elle voit ses ventes décliner. La réaction du constructeur arrive deux ans plus tard, en 1970, puisqu'une modification de la gamme intervient. Sont alors lancées la 2CV 4 et la 2CV 6, plus en adéquation avec les attentes de l'époque. Le renouveau cherché par Citroën est alors trouvé, aidé aussi par l'adoption de petites modifications visuelles.
En 1975, la 2CV4 devient 2CV Spécial, version dépouillée de la 2CV, qui perd la 3e glace latérale. Elle est principalement vendue en jaune cédrat en France et en rouge en Suisse. Son prix d'achat est toujours très bas, et c'est là l'un des principaux atouts du modèle.
Mais le modèle pâtira, dans le milieu des années 80, de son manque de jeunesse. Elle devient, de plus, boudée par certains pays aux réglementations très strictes (notamment en matière de pollution et de sécurité). La production à Levallois-Perret s'arrête en 1988, après 40 ans de bons et loyaux services. Il ne reste alors plus qu'un site de production au Portugal, qui arrêtera la fabrication en 1990, au grand dam de tous les amateurs de la Deuche. Malgré ceci, la 2CV reste l'une des voitures les plus prisées en matière de collection, et reste toujours très appréciée. La 2CV s'est vendue à près de 3,7 millions d'exemplaires.
Jérémy Levenbruck
Les fans de James Bond plébiscitent la 2CV de Citroën.
Histoire de la Citroën SM
Une expo pour les 60 ans de la 2CV
Histoire de la Renault 4
Histoire de la 2CV
Dès 1935, la 2CV de Citroën a été pensée et conçue comme une voiture économique destinée aux paysans et aux classes sociales à faibles revenus. Après un parcours assez chaotique, le « Deuche » est devenue dans l'esprit des amateurs de voitures, un modèle incontournable dans l'Histoire de l'Automobile.
Après le rachat de Citroën par Michelin en 1935, les hautes instances de la marque aux Chevrons veulent ouvertement cibler le marché de la voiture économique. C'est pour cela que Pierre-Jules Boulanger, nommé fraîchement directeur de Citroën, est mandaté pour l'aboutissement de ce projet.L'étude de marché afférente à ce projet fait apparaître des attentes des clients potentiels. C'est avec ceci que Boulanger élabore un cahier des charges précis pour celle qui sera baptisée avant-guerre la TPV (Toute Petite Voiture) qui repose sur un concept assez simple « Quatre roues sous un parapluie », avec quatre places assises, 50kg de bagages transportables, 2CV fiscaux, traction avant, boîte à 3 vitesses, une suspension solide, permettant de traverser un champ labouré avec un panier neuf sans en casser un seul , et une vitesse de pointe à 60km/h.
Les premiers projets aboutissent à une voiture en tôle ondulée très fine. Mais c'est une débâcle pour Citroën, qui doit démonter tous les « Projets A » déjà assemblés. La guerre arrive en France et les nazis, au courant du projet de TPV, essaient de s'approprier les plans pour l'élaboration de leur « Volkswagen ». Boulanger s'y opposera farouchement et ne les divulguera pas. Les projets de la TPV continuent même en secret en 1941 après le bombardement de l'usine du Quai de Javel. A la fin de la guerre, le rythme des recherches accélère, et Citroën parvient à élaborer un nouveau moteur.
En 1948, Citroën présente un projet quasi-définitif, la « 2CV Type A ». Elle reçoit un accueil plutôt mitigé et est sévèrement critiquée par la presse qui la qualifie de boîte à sardines. Malgré cela, l'impact auprès de la population est important, du fait de son bas prix.
En 1949, après avoir été qualifiée « Type A » par le service des Mines, la production de la 2CV Type A commence.
En 1951, une version utilitaire de la Type A est présentée, la 2CV Type AU. Elle peut d'ailleurs transporter 150kg de marchandises ainsi que deux personnes.
Plus qu'une voiture, une manière de vivre
Suite à la demande croissante des clients au sujet d'une voiture plus rapide et plus puissante, Citroën place, en 1954 sur le marché, une 2CV Type AZ, équipée d'un nouveau moteur issu de celui de la Type A mais de 425cm³. La vitesse de pointe est maintenant de 70km/h.
Nouveau modèle, en 1958, la 2CV Type AZLP (P pour Porte de malle), qui délaisse la bâche longue pour une porte de malle, qui manquait cruellement depuis 9 ans.
Deux ans plus tard, la production des modèles A et AU, devenus trop peu rentables, est arrêtée.
L'apparition de la Dyane (sorte de super 2CV) fait de l'ombre à la 2CV et elle voit ses ventes décliner. La réaction du constructeur arrive deux ans plus tard, en 1970, puisqu'une modification de la gamme intervient. Sont alors lancées la 2CV 4 et la 2CV 6, plus en adéquation avec les attentes de l'époque. Le renouveau cherché par Citroën est alors trouvé, aidé aussi par l'adoption de petites modifications visuelles.
En 1975, la 2CV4 devient 2CV Spécial, version dépouillée de la 2CV, qui perd la 3e glace latérale. Elle est principalement vendue en jaune cédrat en France et en rouge en Suisse. Son prix d'achat est toujours très bas, et c'est là l'un des principaux atouts du modèle.
Mais le modèle pâtira, dans le milieu des années 80, de son manque de jeunesse. Elle devient, de plus, boudée par certains pays aux réglementations très strictes (notamment en matière de pollution et de sécurité). La production à Levallois-Perret s'arrête en 1988, après 40 ans de bons et loyaux services. Il ne reste alors plus qu'un site de production au Portugal, qui arrêtera la fabrication en 1990, au grand dam de tous les amateurs de la Deuche. Malgré ceci, la 2CV reste l'une des voitures les plus prisées en matière de collection, et reste toujours très appréciée. La 2CV s'est vendue à près de 3,7 millions d'exemplaires.
Quelques dates :
- 1954 : Au salon de Paris, la 2 CV est équipée d'un moteur 425cm3, 12ch à 3.500tr/mn, 80km/h, et d'un embrayage centrifuge
- Décembre 1964 : inversion du sens d'ouverture des portières de la 2 CV
- 1969 : Deux modèles se substituent aux autres, la 2CV 4 (435cm3, 24ch DIN à 6.750tr/mn, 2CV, 102km/h, 5,4l aux 100 km) et la 2CV 6 (602 cm3, 28,5 ch DIN à 6.750tr/mn, 3CV, 110km/h, 6,1 I aux 100 km)
- 1980 : Toujours au salon de Paris, la 2 CV Charleston, à carrosserie bicolore et phares ronds, est commercialisée en série spéciale limitée à 8.000 exemplaires pour la France. Elle sera ensuite fabriquée en série à partir de 1981
- 27 juillet 1990 : Citroën décide de l'arrêt de la fabrication de la 2 CV à Mangualde (Portugal)
Jérémy Levenbruck
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