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[2007-01-08]
La « 7 A » fut le premier modèle d'une lignée qui devait se prolonger jusqu'en 1957. Son succès ne se démentit en effet jamais, en dépit des critiques qui saluèrent sa sortie, le 19 avril 1934.
La première Traction avant Citroën fut présentée aux concessionnaires de la marque le 21 mars et le premier client en prit livraison le 7 mai. C'était vraiment une voiture révolutionnaire, réunissant en un ensemble cohérent une considérable somme d'innovations.
Sa carrosserie et son moteur resteront des chefs-d'œuvre de conception et ont été une source d'inspiration pour de nombreux constructeurs. Pour la première fois au monde, on ne « monte » pas dans sa voiture : il n'y a pas de marche pied à franchir, on descend dans l'habitacle.
L'adoption en grande série de la formule à traction avant devait faire du terme « traction » le synonyme de « Citroën ». Celle formule, ainsi que celle de la suspension à barres de torsion devaient ouvrir le chemin à d'autres constructeurs. Le prix de lancement de la « 7 » était de 17 700 F au tarif du 15/4/34, en berline 4 places avec coffre à bagages intérieur .
Un mois après la « 7 », Citroën lança la « 7 S » qui était la version à hautes performances et qui allait prendre au Salon de 1934 sa désignation définitive de « 11 légère ».
Contrairement à la « 7 », livrée seulement sous forme de berline, la « 7 S » fut présentée également en cabriolet et en faux-cabriolet tôlé, à 2 places intérieures et 2 places dans le spider.
Des pneus plus gros permettaient de distinguer la « 7 S » qui avait les mêmes caractéristiques que la « 7 » : avertisseurs fixés sur les pare-chocs, volets de capot s'ouvrant dans le même sens, deux volets d'auvant, plaque AR sur le pare-chocs, 2 bouchons de réservoir, doubles feux arrière.
Au salon de 1934 était exposé sur le stand Citroën le prototype d'une traction avant de sport de couleur rouge qui portait l'inscription : « La 22 Citroën 8 cyl. Traction avant cabriolet ».
Divers types de carrosserie étaient prévus : berline 6 places, coupé de ville 3 places, cabriolet et faux cabriolet, 22 « longue » familiale 9 places, coupé long de 5 places.
Annoncée comme la voiture de série la plus sûre et la plus rapide du monde, cette voiture dont rêvent aujourd'hui tous les collectionneurs devait rester à l'état de prototype.
Au salon de 1934, soit cinq mois après la sortie de la 7 A, Citroën présenta la 11 : moteur 78 x 100, coque de 7 allongée et élargie, livrable en six versions dont une familiale qui, peu avant la guerre, devait prendre le nom de limousine.
Six, huit ou neuf places suivant la finition, aucune carrosserie de tourisme ne contient autant de personnes, c'est la voiture pour famille nombreuse : une large banquette à 3 places à l'avant, une autre à l'arrière et, éventuellement, entre les deux, deux ou trois strapontins face à la route et confortables.
Par la suite, un strapontin fut supprimé et la « Familiale » devint donc une huit places au lieu de neuf, tandis que la Limousine longue utilisait à l'avant les sièges de la berline et devenait une cinq places.
Dans la série des « tractions avant », les premières « 11 L » (ou légères) succédèrent au salon 1934 au « 7 S », dont elles reprenaient les caractéristiques.
La carrosserie des 11 légères et des 7 est la même, les deux volets d'aération s'ouvrent maintenant en sens opposé, les avertisseurs sont dans les ailes. Les modèles « légère » existent en berline, faux-cabriolet et cabriolet.
Produit depuis juin 1934, le faux cabriolet 11 L reçoit à partir d'octobre 1935 des ailes plus arrondies à l'avant, des phares à glace bombée, une calandre peinte et la plaque de police sur l'aile arrière gauche. Il comporte 2 places avant et 2 places dans le spider et coûte en 1936, 23 000 F.
La « 15 » fut présentée en juin 1938 et exposée au Salon de 1938. Elle reprenait en six cylindres les cotes d'alésage et de course des « 11 » et des « 22 ». Elle offrait des performances égales à celles de ses rivales Ford et Renault, avec une cylindrée de 2 867 cc.
Sa tenue de route est encore remarquable aujourd'hui et c'est à juste titre qu'elle fut baptisée « la reine de la route ». Elle est très recherchée des collectionneurs. Sa clientèle était composée de connaisseurs qui appréciaient son confort, sa rapidité et sa douceur de conduite.
Sa production avant guerre fut de 2000 unités. Son prix en berline 5 ou 6 places : 36 300 F
Contrairement aux 4 cylindres, la 15 ne fut cataloguée que sous la forme d'une berline et d'une familiale et deux cabriolets seulement furent construits : un pour la famille Michelin et un autre pour la comtesse de Portes.
Deux autres furent réalisés en 1946 et 1947 à partir de coques spécialement prévues et récupérées, à l'usine de javel, par un concessionnaire parisien.
De l'extérieur, seul son capot plus allongé permet de la distinguer des cabriolets 11.
Vous êtes maintenant incollables sur la Traction de Citroën.
Jérémy Levenbruck
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Histoire de la Citroën SM
Histoire de la 2CV
Histoire de la Golf
C42, le nouveau vaisseau amiral de Citroën
Histoire de la Traction de Citroën (suite)
Nous vous parlions dernièrement de la fabuleuse histoire de la Traction de Citroën. Voici donc maintenant la revue détaillée des sept différents modèles phares de la gamme. Avis aux amateurs de voitures anciennes, ce que vous allez voir va vous ravir.
La 7 (berline)
La « 7 A » fut le premier modèle d'une lignée qui devait se prolonger jusqu'en 1957. Son succès ne se démentit en effet jamais, en dépit des critiques qui saluèrent sa sortie, le 19 avril 1934.
La première Traction avant Citroën fut présentée aux concessionnaires de la marque le 21 mars et le premier client en prit livraison le 7 mai. C'était vraiment une voiture révolutionnaire, réunissant en un ensemble cohérent une considérable somme d'innovations.
Sa carrosserie et son moteur resteront des chefs-d'œuvre de conception et ont été une source d'inspiration pour de nombreux constructeurs. Pour la première fois au monde, on ne « monte » pas dans sa voiture : il n'y a pas de marche pied à franchir, on descend dans l'habitacle.
L'adoption en grande série de la formule à traction avant devait faire du terme « traction » le synonyme de « Citroën ». Celle formule, ainsi que celle de la suspension à barres de torsion devaient ouvrir le chemin à d'autres constructeurs. Le prix de lancement de la « 7 » était de 17 700 F au tarif du 15/4/34, en berline 4 places avec coffre à bagages intérieur .
La 7S (roadster)
Un mois après la « 7 », Citroën lança la « 7 S » qui était la version à hautes performances et qui allait prendre au Salon de 1934 sa désignation définitive de « 11 légère ».
Contrairement à la « 7 », livrée seulement sous forme de berline, la « 7 S » fut présentée également en cabriolet et en faux-cabriolet tôlé, à 2 places intérieures et 2 places dans le spider.
Des pneus plus gros permettaient de distinguer la « 7 S » qui avait les mêmes caractéristiques que la « 7 » : avertisseurs fixés sur les pare-chocs, volets de capot s'ouvrant dans le même sens, deux volets d'auvant, plaque AR sur le pare-chocs, 2 bouchons de réservoir, doubles feux arrière.
La 22CV (roadster)
Au salon de 1934 était exposé sur le stand Citroën le prototype d'une traction avant de sport de couleur rouge qui portait l'inscription : « La 22 Citroën 8 cyl. Traction avant cabriolet ».
Divers types de carrosserie étaient prévus : berline 6 places, coupé de ville 3 places, cabriolet et faux cabriolet, 22 « longue » familiale 9 places, coupé long de 5 places.
Annoncée comme la voiture de série la plus sûre et la plus rapide du monde, cette voiture dont rêvent aujourd'hui tous les collectionneurs devait rester à l'état de prototype.
La 11 (familiale)
Au salon de 1934, soit cinq mois après la sortie de la 7 A, Citroën présenta la 11 : moteur 78 x 100, coque de 7 allongée et élargie, livrable en six versions dont une familiale qui, peu avant la guerre, devait prendre le nom de limousine.
Six, huit ou neuf places suivant la finition, aucune carrosserie de tourisme ne contient autant de personnes, c'est la voiture pour famille nombreuse : une large banquette à 3 places à l'avant, une autre à l'arrière et, éventuellement, entre les deux, deux ou trois strapontins face à la route et confortables.
Par la suite, un strapontin fut supprimé et la « Familiale » devint donc une huit places au lieu de neuf, tandis que la Limousine longue utilisait à l'avant les sièges de la berline et devenait une cinq places.
La 11L (faux cabriolet)
Dans la série des « tractions avant », les premières « 11 L » (ou légères) succédèrent au salon 1934 au « 7 S », dont elles reprenaient les caractéristiques.
La carrosserie des 11 légères et des 7 est la même, les deux volets d'aération s'ouvrent maintenant en sens opposé, les avertisseurs sont dans les ailes. Les modèles « légère » existent en berline, faux-cabriolet et cabriolet.
Produit depuis juin 1934, le faux cabriolet 11 L reçoit à partir d'octobre 1935 des ailes plus arrondies à l'avant, des phares à glace bombée, une calandre peinte et la plaque de police sur l'aile arrière gauche. Il comporte 2 places avant et 2 places dans le spider et coûte en 1936, 23 000 F.
La 15 (berline)
La « 15 » fut présentée en juin 1938 et exposée au Salon de 1938. Elle reprenait en six cylindres les cotes d'alésage et de course des « 11 » et des « 22 ». Elle offrait des performances égales à celles de ses rivales Ford et Renault, avec une cylindrée de 2 867 cc.
Sa tenue de route est encore remarquable aujourd'hui et c'est à juste titre qu'elle fut baptisée « la reine de la route ». Elle est très recherchée des collectionneurs. Sa clientèle était composée de connaisseurs qui appréciaient son confort, sa rapidité et sa douceur de conduite.
Sa production avant guerre fut de 2000 unités. Son prix en berline 5 ou 6 places : 36 300 F
La 15 (cabriolet)
Contrairement aux 4 cylindres, la 15 ne fut cataloguée que sous la forme d'une berline et d'une familiale et deux cabriolets seulement furent construits : un pour la famille Michelin et un autre pour la comtesse de Portes.
Deux autres furent réalisés en 1946 et 1947 à partir de coques spécialement prévues et récupérées, à l'usine de javel, par un concessionnaire parisien.
De l'extérieur, seul son capot plus allongé permet de la distinguer des cabriolets 11.
Vous êtes maintenant incollables sur la Traction de Citroën.
Jérémy Levenbruck
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 Histoire de la Traction de CitroënHistoire de la Citroën SM
Histoire de la 2CV
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C42, le nouveau vaisseau amiral de Citroën


