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[2008-07-31]

Cyclobulle : le nouveau moyen de transport parisien

Cyclobulle : le nouveau moyen de transport parisien

Un tour en Cyclobulle vous donne droit à de nombreux regards remplis d'étonnement et de surprise. Nous avons testé ce nouveau moyen de transport parisien, créé en 2007 et rencontré Stéphanie Kuss, fondatrice de Cyclobulle, ainsi qu'Akim, un jeune conducteur.


Un pousse-pousse à Paris

Il s'agit d'un moyen de locomotion pour le moins convivial. Les passants se retournent pour regarder ce drôle d'engin et viennent échanger quelques mots avec nous. « Le Cyclobulle est un tricycle à assistance électrique. Nous proposons des micro-courses dans l'hyper centre parisien de trois kilomètres maximum », nous explique Stéphanie Kuss. Pour tester ce pousse-pousse écologique, deux solutions sont possibles : « Soit par téléphone avec une réservation qui est gratuite, soit les gens nous appellent quand ils nous voient dans la rue », nous indiquent la fondatrice de ce concept. Avec sept véhicules et cinq conducteurs à mi-temps, cette nouvelle société sillonne une partie de Paris pour donner une nouvelle vision de la capitale.

Un vélo taxi ?

Ce tricycle transporte des personnes, mais n'est pourtant pas considéré comme un taxi, comme nous l'explique cette jeune chef d'entreprise : « on est considéré comme un vélo avons le droit de circuler sur la chaussée, les rues piétonnes et les pistes cyclables. » Cyclobulle. À ce titre, nous est donc un vélo qui circule à Paris. Pour ceux qui ne sont pas rassurés par la conduite parisienne, Stéphanie Kuss insiste sur le fait que « C'est un véhicule qui roule doucement et qui est visible grâce à sa hauteur. Les chauffeurs ont la consigne de laisser passer les voitures. La cohabitation se passe très bien et pour preuve, nous n'avons jamais eu d'accident. » Et pour être réticente à la conduite parisienne, je dois dire que ce petit tour en Cyclobulle du côté de Beaubourg s'est très bien déroulé : pas de sursaut, pas de sueur froide. J'ai même pu profiter du paysage, c'est pour dire.

Une vieille idée

Nous avons déjà vu ce concept en Allemagne et aux Etats-unis qui connaît un certain succès dans ces deux pays. Stéphanie Kuss nous confie avoir eu cette idée bien avant de savoir que ce système existait. « L'idée je l'ai eu, il y a très longtemps. Je travaillais à Levallois-Perret dans une société qui était loin du métro. Il fallait soit marcher pendant 10 bonnes minutes, soit prendre le bus. Je me suis donc dit, pourquoi pas réactualiser le pousse-pousse en le modernisant. Cette idée est restée dans un coin de ma tête, et lorsque j'ai rencontré mon associé, je lui en ai parlé. C'est à ce moment que je me suis lancé. »


Cyclobulle, l'autre manière de découvrir Paris

Pour les parisiens comme pour les touristes, Cyclobulle permet de découvrir Paris sous un autre angle. « On peut vous proposer des ballades touristiques avec un circuit bien défini, pour vous faire découvrir les plus beaux endroits de Paris », nous explique Akim, salarié chez Cyclobulle depuis trois mois. Avec une tarification simple de deux euros de prise en charge et deux euros au kilomètre parcouru, Cyclobulle propose des ballades sympas et originales. « On fait aussi de l'évènementiel pour des annonceurs qui privatisent la flotte. On va alors transporter soit leurs clients soit le personnel. En ce moment, c'est la saison des mariages. Nous avons pas mal de demande de mariés qui réservent la flotte pour eux et leurs invités » ajoute Stéphanie Kuss. Cyclobulle s'adresse donc au plus grand nombre.


Un bon accueil

Cyclobulle a désormais ces habitués et la fondatrice est ravie de l'accueil qui lui a été fait. « Le service de courses est très bien accueilli. Les gens sont séduits par le concept par le fait que ce soit un transport propre et pratique. » Un bon accueil aussi de la part de ces salariés qui apprécient ce travail sportif et à l'air libre comme nous confie Akim : « C'est un travail assez libre. On est au contact du client sympathique qui est là pour se faire balader. On profite de l'air libre et c'est un travail qui entretient la santé. »

Stéphanie Kuss souhaite donner envie à de nouveaux utilisateurs. Son objectif est d'acquérir une vingtaine de Cyclobulles d'ici 2009. En tout cas, Cyclobulle porte bien son nom, car à bord on se sent vraiment dans une bulle ouverte sur la beauté de la capitale. Un véritable observatoire ambulant.



Marie Vacher

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