[2006-09-19]
Après le mini incident diplomatique lors de la remise du prix au vainqueur du dernier Grand Prix de Turquie Felipe Massa, les dirigeants de la fédération turque seront aujourd'hui à Paris, au conseil mondial exceptionnel de la FIA, pour tenter de conserver le Grand Prix d'Istanbul dans le calendrier de la FIA.
Dimanche 27 août 2006, il est à peu près 17h00 lorsque Felipe Massa monte sur le podium. Le pilote brésilien remporte là son premier Grand Prix. Un dignitaire turc lui sert la main et lui remet le trophée du vainqueur. Ce que ne sait pas Felipe massa, à moins d'être aussi un spécialiste de la géopolitique mondiale, c'est que cette poignée de main risque de coûter très cher à la Turquie. Ce haut dignitaire n'est autre que Memhet Ali Talat, président de la République Turque de Chypre du Nord. Le problème est que cette république n'est officiellement reconnue que par une poignée de pays dans le monde, dont, bien évidemment la Turquie. Si elle n'est pas reconnue par les autres pays, c'est notamment parce qu'elle est une source de conflit entre la partie grecque et la partie turque. Proclamée en 1983, cette république turque de Chypre du nord avait fait suite à l'incursion de troupes turques sur l'île 9 ans plus tôt.
Ce que l'on reproche à la Turquie, c'est d'avoir sciemment monté un coup de « publicité » à cette République, pour l'exposer devant plusieurs centaines de millions de téléspectateurs. Le risque est grand puisque la Turquie pourrait perdre son Grand Prix national mais aussi toutes les épreuves estampillées par la FIA se courant sur son sol (WTCC, Rallye WRC).
On s'attend cependant plus à une sanction d'ordre financière qui pourrait atteindre plusieurs millions de dollars.
Jérémy Levenbruck
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Après le mini incident diplomatique lors de la remise du prix au vainqueur du dernier Grand Prix de Turquie Felipe Massa, les dirigeants de la fédération turque seront aujourd'hui à Paris, au conseil mondial exceptionnel de la FIA, pour tenter de conserver le Grand Prix d'Istanbul dans le calendrier de la FIA.
Dimanche 27 août 2006, il est à peu près 17h00 lorsque Felipe Massa monte sur le podium. Le pilote brésilien remporte là son premier Grand Prix. Un dignitaire turc lui sert la main et lui remet le trophée du vainqueur. Ce que ne sait pas Felipe massa, à moins d'être aussi un spécialiste de la géopolitique mondiale, c'est que cette poignée de main risque de coûter très cher à la Turquie. Ce haut dignitaire n'est autre que Memhet Ali Talat, président de la République Turque de Chypre du Nord. Le problème est que cette république n'est officiellement reconnue que par une poignée de pays dans le monde, dont, bien évidemment la Turquie. Si elle n'est pas reconnue par les autres pays, c'est notamment parce qu'elle est une source de conflit entre la partie grecque et la partie turque. Proclamée en 1983, cette république turque de Chypre du nord avait fait suite à l'incursion de troupes turques sur l'île 9 ans plus tôt.
Ce que l'on reproche à la Turquie, c'est d'avoir sciemment monté un coup de « publicité » à cette République, pour l'exposer devant plusieurs centaines de millions de téléspectateurs. Le risque est grand puisque la Turquie pourrait perdre son Grand Prix national mais aussi toutes les épreuves estampillées par la FIA se courant sur son sol (WTCC, Rallye WRC).
On s'attend cependant plus à une sanction d'ordre financière qui pourrait atteindre plusieurs millions de dollars.
Jérémy Levenbruck
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