2008-04 - Grands prix - Formule 1 - Webcarnews

Espagne - 2008

Circuit : Catalogne (version 2004)
Tour le plus rapide : Kimi Räikkönen sur Ferrari
Chrono : 1 minutes et 21.67 secondes
La course

Raikkonen de la tête et des épaules


Dans une course marquée par plusieurs incidents, tout s'est joué au départ. Raikkonen, parti en pole a donc contrôlé ses rivaux et a signé sa seconde victoire de la saison après celle de Sepang en Malaisie. Derrière le Finlandais, c'est Felipe Massa qui a gâté les fans de la Scuderia en finissant second. Hamilton se hisse sur la troisième marche du podium.


C'est donc sous un soleil d'été que s'est scellé le triomphe de Ferrari. Auteurs d'un doublé, les pilotes Ferrari ont entièrement rempli leur mission, reprenant par la même la tête du championnat du Monde des constructeurs. Car le Grand Prix d'Espagne n'est pas réputé pour avoir un tracé propice aux dépassements en course. Et il l'a encore prouvé ce dimanche, avec une épreuve pauvre en combats d'homme à homme. Ce sont plutôt les incidents et les accidents qui ont donné un peu de piquant à cette manche ibère.

Kovalainen se fait peur


Et dans cette catégorie, c'est Heikki Kovalainen qui s'est fait le plus peur en sortant au 22e tour dans le virage n°9. Des images impressionnantes d'un tout droit à 250km/h dans un mur de protection de pneus ont rapidement fait craindre le pire. D'autant plus qu'avec la vitesse, on n'apercevait plus que l'arrière de la Flèche d'Argent, le cockpit et l'avant de la monoplace complètement enfoncés dans les pneus. Après l'intervention du safety-car, les commissaires de course sortaient rapidement le Finlandais de son piège de pneus et l'évacuait sur la civière. Victime d'un choc à la tête et au coude, Kovalainen s'empressait de faire un geste du bras à l'adresse des caméras pour prouver qu'il était conscient et plutôt en bonne santé. Rassurant donc. Sa sortie de piste pourrait être due à un morceau de sa jante qui s'est cassé et a provoqué la crevaison de son pneu avant gauche. A 250km/h, cela ne pardonne pas.

Alonso en feu, Bourdais à la faute


L'autre incident majeur à retenir de ce week-end à Barcelone est celui survenu sur la monoplace Renault de Fernando Alonso. Alors qu'il avait effectué un superbe run en qualifs, se hissant sur la seconde place de la grille de départ, l'Espagnol a du abandonner après qu'un feu se soit déclaré à l'arrière de sa monoplace lors du 35e tour de course, au grand dam de tous ses fans qui auraient aimé le voir rallier l'arrivée. Déçu, l'Espagnol n'a pas accablé Renault, malgré une contre-performance devant ses nombreux aficionados et a donné rendez-vous à tous en Turquie, en espérant y établir une performance de choix, comme pour montrer qu'il n'est pas encore résigné. L'autre pilote Renault, Nelson Piquet, a aussi lui connu un dimanche difficile, tirant d'abord tout droit dans un virage, pour ensuite venir percuter Sébastien Bourdais quelques tours plus tard. Le jeune brésilien, pensant que Bourdais l'avait vu, a attaqué très fort un virage à l'intérieur du pilote français. Ce dernier a donc amorcé son virage, ne pensant pas être sous pression et a littéralement percuté la monoplace du Brésilien. Au final, les deux seront contraints à l'abandon. Dommage…

Meilleur résultat pour la Force India de Fisichella


Ces incidents, certains ont réussi à les éviter, s'offrant ainsi une belle perf'. C'est le cas de Robert Kubica, 4e au volant de sa BMW, mais aussi de Webber, une nouvelle fois dans les points avec sa Red Bull (5e). Button, Nakajima et Trulli complètent le palmarès des pilotes primés de ce week-end catalan. Notons aussi le meilleur résultat jamais obtenu par Force India avec la 10e place de Giancarlo Fisichella. Au rang des déceptions, Heidfeld, 9e et aux portes des points pourra regretter de ne pas avoir eu la chance avec lui.
La prochaine manche se déroulera à Istanbul (Turquie) dans deux semaines. D'ici là, tous se prépareront pour montrer qu'ils sont tous capables d'un exploit ou d'un coup.

Catalogne