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[2006-04-20]
Le gouvernement de Tony Blair, qui avait accordé il y a deux ans au groupe PSA Peugeot Citroën une aide de 14 millions de livres (20 millions d'euros) pour redévelopper le site du centre de l'Angleterre, s'est dit "extrêmement déçu"."Nous ferons tout notre possible pour soutenir les salariés concernés, que ce soit à Ryton ou tout au long de la chaîne d'approvisionnement, et les aider à trouver un nouvel emploi ou bien, comme l'exige la règlementation, une nouvelle formation", a déclaré le secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Industrie Alan Johnson."Nous chercherons à ce que Peugeot nous aide en cela, y compris dans l'étude de solutions pour l'utilisation future du site", a-t-il ajouté.
Le groupe français, sixième constructeur automobile mondial, s'est engagé mardi à consulter les organisations syndicales sur les conditions de fermeture de l'usine, afin d'aider le maximum de salariés à trouver un emploi. Les syndicats dénoncent une décision "impitoyable" et "privée de tout sens de la responsabilité sociale".
"Nous chercherons, de la manière la plus urgente, à trouver avec la société ainsi qu'avec les ministres concernés les moyens de revenir sur cette décision catastrophique", a déclaré Tony Woodley, secrétaire général du syndicat des Transports.
Interrogé par la BBC, Jean-Martin Folz, le PDG du groupe, a déclaré que l'usine de Ryton, située près de Coventry, devait être fermée car son éloignement des fournisseurs d'Europe continentale se traduisait par des coûts de production supérieurs à ceux de tous les autres sites de PSA.
"Moderniser le site pour lui permettre d'assembler un nouveau modèle aurait nécessité 250 millions d'euros d'investissements", a-t-il ajouté. "Mais même après ces investissements, Ryton serait restée l'usine la plus coûteuse de notre organisation", a-t-il dit.
"C'était la seule décision que nous puissions prendre. Nous l'avons considérée sous tous les angles et il n'y avait aucun moyen de maintenir une productionéconomique à Ryton", a-t-il souligné.
En France la CGT a dénoncé la politique de Peugeot qui, selon la confédération, "vise à mettre en concurrence les salariés des différents pays pour baisser 'le coût du travail' et augmenter la part de richesse qui revient aux actionnaires.
"Cette politique frappe les salariés de Ryton, alors que certains nous présentent comme un modèle les reculs sociaux qu'ont dû supporter les travailleurs anglais ces dernières années au nom de la défense de l'emploi", estime-t-elle.
La CGT assure en conséquence les salariés de Ryton et les syndicats britanniques de son soutien "dans les actions qu'ils engageront pour défendre leurs emplois et la vie de leurs familles".
Construite en 1939, l'usine de Ryton a produit 130.000 exemplaires de la 206 en 2005, selon le site internet de PSA. La fin annoncée du site PSA de Ryton viendra s'ajouter à la liste déjà longue des revers subis par le secteur automobile britannique, après la faillite de MG Rover l'an dernier, dans laquelle 5.000 personnes ont perdu leur emploi. En 2004, c'est Ford, propriétaire de l'emblématique marque Jaguar, qui avait annoncé son intention de réduire sa production et ses effectifs en Grande-Bretagne.
Ludwin Roussel
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Peugeot ferme son usine Anglaise
Les syndicats britanniques ne vont pas lâcher l'affaire. L'usine de Ryton et ses 2.300 employés vont se battre pour que Peugeot revienne sur sa décision de fermer l'usine.Un nouveau coup à une industrie automobile locale déjà sur le déclin.
Le gouvernement de Tony Blair, qui avait accordé il y a deux ans au groupe PSA Peugeot Citroën une aide de 14 millions de livres (20 millions d'euros) pour redévelopper le site du centre de l'Angleterre, s'est dit "extrêmement déçu"."Nous ferons tout notre possible pour soutenir les salariés concernés, que ce soit à Ryton ou tout au long de la chaîne d'approvisionnement, et les aider à trouver un nouvel emploi ou bien, comme l'exige la règlementation, une nouvelle formation", a déclaré le secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Industrie Alan Johnson."Nous chercherons à ce que Peugeot nous aide en cela, y compris dans l'étude de solutions pour l'utilisation future du site", a-t-il ajouté.
Le groupe français, sixième constructeur automobile mondial, s'est engagé mardi à consulter les organisations syndicales sur les conditions de fermeture de l'usine, afin d'aider le maximum de salariés à trouver un emploi. Les syndicats dénoncent une décision "impitoyable" et "privée de tout sens de la responsabilité sociale".
"Nous chercherons, de la manière la plus urgente, à trouver avec la société ainsi qu'avec les ministres concernés les moyens de revenir sur cette décision catastrophique", a déclaré Tony Woodley, secrétaire général du syndicat des Transports.
Interrogé par la BBC, Jean-Martin Folz, le PDG du groupe, a déclaré que l'usine de Ryton, située près de Coventry, devait être fermée car son éloignement des fournisseurs d'Europe continentale se traduisait par des coûts de production supérieurs à ceux de tous les autres sites de PSA.
"Moderniser le site pour lui permettre d'assembler un nouveau modèle aurait nécessité 250 millions d'euros d'investissements", a-t-il ajouté. "Mais même après ces investissements, Ryton serait restée l'usine la plus coûteuse de notre organisation", a-t-il dit.
"C'était la seule décision que nous puissions prendre. Nous l'avons considérée sous tous les angles et il n'y avait aucun moyen de maintenir une productionéconomique à Ryton", a-t-il souligné.
La CGT dénonce
En France la CGT a dénoncé la politique de Peugeot qui, selon la confédération, "vise à mettre en concurrence les salariés des différents pays pour baisser 'le coût du travail' et augmenter la part de richesse qui revient aux actionnaires.
"Cette politique frappe les salariés de Ryton, alors que certains nous présentent comme un modèle les reculs sociaux qu'ont dû supporter les travailleurs anglais ces dernières années au nom de la défense de l'emploi", estime-t-elle.
La CGT assure en conséquence les salariés de Ryton et les syndicats britanniques de son soutien "dans les actions qu'ils engageront pour défendre leurs emplois et la vie de leurs familles".
Construite en 1939, l'usine de Ryton a produit 130.000 exemplaires de la 206 en 2005, selon le site internet de PSA. La fin annoncée du site PSA de Ryton viendra s'ajouter à la liste déjà longue des revers subis par le secteur automobile britannique, après la faillite de MG Rover l'an dernier, dans laquelle 5.000 personnes ont perdu leur emploi. En 2004, c'est Ford, propriétaire de l'emblématique marque Jaguar, qui avait annoncé son intention de réduire sa production et ses effectifs en Grande-Bretagne.
Ludwin Roussel
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