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[2006-05-11]
En jeu : la tête de Bernd Pischetsrieder, président du directoire, donnée comme perdu suite à la grogne des syndicats et à ses tensions avec Ferdinand Piëch, son prédécesseur. Mais le groupe Volkswagen qui tremble depuis plusieurs semaines avec cette affaire, a choisi une apparente stabilité.
Mardi dernier, le conseil de surveillance du groupe Volkswagen s'est réuni à Hambourg. L'ordre du jour était des plus simples : régler une bonne fois pour toute la question du limogeage de Pischetsrieder. Il faut dire que le temps presse ; en effet, le lendemain, le constructeur de Wolfsburg doit présenter ses résultats à ses actionnaires. Tard dans la nuit la nouvelle de la reconduction pour 5 ans de l'actuel président du directoire tombe.
Très rapidement, on parle de compromis. Obligé de composer avec les représentants du personnel, qui détiennent 10 des 20 sièges du conseil de surveillance, Pischetsrieder se serait engager à épargner les usines de composants encore contrôlées par Volkswagen. Pourtant dès le lendemain, le patron du constructeur allemand fait une déclaration choc, annonçant entre les lignes une plus forte réduction des effectifs du groupe outre-Rhin.
"Exporté aux Etats-Unis depuis l'Allemagne ne génère pas les marges dont nous avons besoin aujourd'hui. Pour assurer l'avenir du groupe à long terme, nos problèmes actuels doivent être éliminés de manière rapide et systématique" a-t-il ainsi affirmé.
La restructuration de l'outil industriel est ainsi au centre des débats sur l'avenir de Pischetsrieder à la tête de Volkswagen. Confronté à la chute continuelle des résultats de son groupe, le président du directoire a récemment décidé de tailler dans le vif. Pas moins de 20.000 suppressions de postes ont déjà été annoncées en Allemagne. Il va sans dire que cette décision n'a pas été du goût des puissants syndicats allemands, pourtant portés à la négociation.
L'attitude des 10 représentants du personnel au conseil de surveillance, qui ont tous voté la reconduction du mandat de Pischetsrieder, tend pourtant à prouver que la situation s'est détendue avec la direction. Soutenu par les deux principaux actionnaires de Volkswagen, le land de Basse-Saxe et Porsche, Pischetsrieder aura donc réussi le tour de force de convaincre les syndicats que les restructurations étaient vitales pour l'ensemble du groupe.
Ludwin Roussel
Peut-être un nouveau poste pour Bernd Pischetsrieder
Ferdinand K. Piëch reconduit à la tête du Conseil de Surveillance de Volkswagen AG
Restructuration de Volkswagen : feu vert accordé
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Pischetsrieder reconduit
Le voile est tombé : le mandat de Bernd Pischetsrieder, l'actuel patron du groupe Volkswagen, a été reconduit pour 5 ans. Conforté, le président du directoire a laissé entrevoir de nouvelles suppressions d'emplois au grand désarroi des syndicats
En jeu : la tête de Bernd Pischetsrieder, président du directoire, donnée comme perdu suite à la grogne des syndicats et à ses tensions avec Ferdinand Piëch, son prédécesseur. Mais le groupe Volkswagen qui tremble depuis plusieurs semaines avec cette affaire, a choisi une apparente stabilité.
5 ans de plus pour redresser le groupe
Mardi dernier, le conseil de surveillance du groupe Volkswagen s'est réuni à Hambourg. L'ordre du jour était des plus simples : régler une bonne fois pour toute la question du limogeage de Pischetsrieder. Il faut dire que le temps presse ; en effet, le lendemain, le constructeur de Wolfsburg doit présenter ses résultats à ses actionnaires. Tard dans la nuit la nouvelle de la reconduction pour 5 ans de l'actuel président du directoire tombe.
Très rapidement, on parle de compromis. Obligé de composer avec les représentants du personnel, qui détiennent 10 des 20 sièges du conseil de surveillance, Pischetsrieder se serait engager à épargner les usines de composants encore contrôlées par Volkswagen. Pourtant dès le lendemain, le patron du constructeur allemand fait une déclaration choc, annonçant entre les lignes une plus forte réduction des effectifs du groupe outre-Rhin.
"Exporté aux Etats-Unis depuis l'Allemagne ne génère pas les marges dont nous avons besoin aujourd'hui. Pour assurer l'avenir du groupe à long terme, nos problèmes actuels doivent être éliminés de manière rapide et systématique" a-t-il ainsi affirmé.
Des syndicats déçu
La restructuration de l'outil industriel est ainsi au centre des débats sur l'avenir de Pischetsrieder à la tête de Volkswagen. Confronté à la chute continuelle des résultats de son groupe, le président du directoire a récemment décidé de tailler dans le vif. Pas moins de 20.000 suppressions de postes ont déjà été annoncées en Allemagne. Il va sans dire que cette décision n'a pas été du goût des puissants syndicats allemands, pourtant portés à la négociation.
L'attitude des 10 représentants du personnel au conseil de surveillance, qui ont tous voté la reconduction du mandat de Pischetsrieder, tend pourtant à prouver que la situation s'est détendue avec la direction. Soutenu par les deux principaux actionnaires de Volkswagen, le land de Basse-Saxe et Porsche, Pischetsrieder aura donc réussi le tour de force de convaincre les syndicats que les restructurations étaient vitales pour l'ensemble du groupe.
Ludwin Roussel
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