Rossi se donne un sursis
Le pilote italien retrouve le succès après trois longs mois et une victoire à Assen (Pays-Bas). Une victoire qui ne fait que repousser l'échéance du couronnement de Casey Stoner, solide 3e dimanche.
Un champion ne meurt jamais, c'est ce qu'a encore prouvé le Dottore en terres lusitaniennes. Mais s'il n'est pas encore définitivement condamné, Valentino Rossi est resté très lucide à l'arrivée de la manche d'Estoril. « Je veux garder le Championnat le plus ouvert possible, mais je dois me concentrer pour ne pas laisser filer la seconde place car Dani (Pedrosa) pourrait très bien me la souffler. » Une lucidité qui tranche forcément avec les ambitions du début de l'année mais qui marque l'apanage d'un modeste champion.
Stoner sans doute champion à Motegi ou à Phillip Island
Car il a été ce week-end un as du guidon, notamment dans un duel sans merci avec Dani Pedrosa, justement. Une lutte de tous les instants pour la victoire finale qui a enthousiasmé les spectateurs portugais. Derrière le duo
de tête Casey Stoner, leader de la course pendant une dizaine de tours au début du Grand Prix, a finalement contrôlé pour ne concéder que le minimum de points à Rossi. Une tactique payante puisqu'il ne suffira à l'Australien que de devancer Rossi à Motegi pour s'offrir son premier titre.
Une performance qui paraîtrait d'ailleurs plutôt logique, puisque Ducati est le double tenant du titre au Japon avec deux victoires de Capirossi ces dernières années. Et l'emprise de l'Australien sur le prodige de Tavullia pourrait bien avoir raison du suspense encore en jeu sur l'attribution du titre. Et si d'aventure le titre ne se jouait pas à Motegi, Stoner pourrait célébrer son sacre, à domicile, à Phillip Island.
Derrière ce fantastique trio, le champion du monde en titre, Nicky Hayden, parti en pole, n'a jamais semblé en mesure de lutter. Derrière lui, Marco Melandri finit cinquième, juste devant John Hopkins et Carlos Checa. Toni Elias, Loris Capirossi et Colin Edwards complètent le classement des 10 pilotes les plus rapides.
Les Français malchanceux
Estoril n'a, au contraire, pas souri aux pilotes tricolores. Sylvain Guintoli et Randy de Puniet ont été victimes de problèmes techniques. Le premier a été contraint de s'arrêter au stand et a donc pris la dernière place (14e). De Puniet a, pour sa part, été victime d'une casse moteur alors qu'il avait effectué une belle remontée pour se placer à la 11e place. Ils essaieront de faire mieux le 23 septembre à Motegi au Japon.
Jérémy Levenbruck











