Dani Sordo : « l’année 2006 a été très bonne »
Après les trois questions à Xevi Pons, place à celles posées à son coéquipier Dani Sordo. Rappelons que le Rallye du Pays de Galles se disputera ce week-end et qu'il clôturera le championnat du monde des rallyes 2006.
À l'arrivée à Perth, vous étiez satisfait de votre apprentissage australien. Quelle est votre analyse à propos du Rallye de Nouvelle-Zélande ?
Dani Sordo : Je pense que mon bilan en Nouvelle-Zélande est aussi bon que celui de l'Australie. J'ai emmagasiné de l'expérience pour l'an prochain et compris d'importantes choses sur ce rallye. Je suis très satisfait du travail fait sur les notes, ce qui est aussi un point très positif pour la prochaine saison. De plus, malgré des conditions météo compliquées et piégeuses, j'ai quand même réussi à trouver le bon feeling. Finir cinquième est un résultat correct pour une première participation, d'autant que ce n'est pas grâce aux abandons d'autres concurrents, mais aux temps correspondants. Lorsque j'étais troisième, le premier soir, c'était vraiment super. Les spéciales étaient nouvelles pour tout le monde. À partir du samedi après-midi, d'autres pilotes les connaissaient déjà . Là , on voit vraiment qu'avec seulement deux passages en recos, un débutant a un petit désavantage.
Avec le Ralle du Pays de Galles, vous découvrez votre huitième épreuve de l'année, la sixième consécutive. Que savez-vous de ce rallye ? Comment allez-vous l'aborder ?
Je pense que cette dernière épreuve sera difficile au niveau de la météo. On est au rallye de Grande-Bretagne, non ? Normalement, c'est pluie, boue et froid, je crois. Je vais essayer de défendre ma quatrième place au championnat, même si Manfred [Stohl] va très vite et n'a qu'un point de retard sur moi. De toute façon, même s'il me la reprenait, ce ne serait pas grave. C'est année m'a été tellement utile au niveau de l'expérience et c'était là mon but premier. Pour le RAC, je vais m'appliquer sur les notes et viser surtout à le terminer, pour le connaître. Je me suis rendu compte de la différence entre un rallye connu et un autre tout nouveau. Par exemple, en Sardaigne, où j'avais déjà couru en S1600 l'an dernier, je savais plus ou moins si à tel endroit il y avait du grip et si à tel autre endroit c'était glissant. Rien qu'avec un seul passage en course, on a un autre feeling, vraiment !
Quel regard portez-vous sur votre parcours 2006 ? Quels ont été pour vous les moments les plus forts ?
L'année 2006 a été très bonne. J'ai signé mon premier contrat officiel. C'était mon rêve, il s'est réalisé. La première partie de la saison a été fantastique pour moi, même si j'ai eu un peu de chance : le fait que les rallyes asphalte se déroulent sur cette première demi-saison m'a aidé. Après la Finlande, je m'attendais à ce que ce soit plus difficile, avec toutes ces épreuves à découvrir. Je suis aussi très content de ces deux excellentes années avec Kronos, une très bonne équipe. Elle m'a permis de remporter le titre Junior l'an dernier et m'a fourni cette année un super matériel dans une ambiance très professionnelle. J'ai aussi eu beaucoup de chance de faire équipe avec Sébastien Loeb et Xevi Pons cette saison. Au niveau des moments forts, je retiendrai Chypre, pour les raisons qu'on connaît. Je ne m'explique toujours pas ma bourde. Le sentiment que j'avais en moi après ce maudit dimanche, je ne l'avais jamais ressenti auparavant. La Finlande fut une autre bonne leçon. Là j'ai compris mon erreur, les limites de la voiture et du pilotage dans certaines circonstances.
Communiqué Kronos Racing
Jérémy Levenbruck











