Rallye d’Australie : L’hécatombe pourrait profiter à Loeb
Grönholm est parti en tonneaux dès la 4e spéciale. Il n'a pas abandonné maisa perdu près de 10 minutes de retard. Il faudrait un miracle ou presque pour que le finlandais se hisse sur le podium. Et s'il n'y parvient pas, Sébastien Loeb sera couronné, sans avoir couru les deux derniers rallyes. Kronos revient sur la spéciale 7 , qui a vu 5 concurrents abandonner.
Comment ne pas parler d'hécatombe… Jugez par vous même : après l'ES7, alors qu'à peine un petit quart du kilométrage chronométré du rallye a été parcouru, quatre voitures WRC seulement sont encore rescapées, menées par Petter Solberg, Mikko Hirvonen, Xevi Pons et Manfred Stohl occupent les quatre premières places, devant la voiture de Production de Mirco Baldacci.
Une cinquième WRC est attardée : celle de Marcus Grönholm parti en tonneaux dans l'ES4. Le finlandais a perdu la bagatelle de 10 minutes dans l'incident. Les cinq autres ont dû se retirer de l'étape : Dani Sordo (boîte de vitesses/ES3), Matthew Wilson (sortie de route/ES3), Luis Perez Companc (tonneaux/ES4), Chris Atkinson (sortie de route/ES6) et Henning Solberg (tonneaux/ES6).
Coordinateur de l'équipe Kronos Total Citroën, Daniel Grataloup connaît bien « les Murray », cet enchevêtrement de spéciales situé près de Dwellingup, à plus de cent kilomètres au sud de Perth. Daniel a encore en mémoire la violente sortie de route qu'il y effectua avec François Delecour en 2002 : « Ce sont des tracés super difficiles : très rapides, étroits, et tapissés de billes… Un revêtement incroyablement instable… »
Dani Sordo n'a eu que très peu de temps pour tâter ce terrain très spécial : « J'étais parti prudemment, explique le jeune Espagnol, de retour au parc d'assistance. En sortant d'un enchaînement de virages, alors que je montais les vitesses, je me suis tout d'un coup retrouvé comme au point mort. »
Pour Xevi Pons en revanche tout s'est bien passé, a l'exception d'un bouclier arrière un peu malmené dans un virage en dévers. Le Catalan est actuellement sur le podium, mais ne s'enflamme pas : « Ici, il ne faut pas faire d'erreur, et ce n'est pas le plus facile… Sur le sol couvert de billes, il est extrêmement difficile de trouver le bon point de freinage. Tous les virages sont incroyablement glissants. Ca s'est un peu arrangé au deuxième passage, mais pas d'une manière constante. Il y a encore des endroits où l'on se fait surprendre. Dans ces conditions, il faut trouver le rythme qui permet des temps corrects, mais surtout ne pas en faire trop ! La voiture est superbe, mon choix de pneus était le bon. Et mon feeling, depuis Chypre, ne fait que s'améliorer… »
Coéquipier du pilote catalan, Carlos Del Barrio remarque, amusé : « L'Australie, on connaît, tout le monde sait que c'est très glissant. Donc, ce matin, on s'attendait à ça. Eh bien ! On a encore été surpris : c'était pire ! Nous allons voir ce que nous réservent les spéciales de l'après-midi… »
Le rallye est encore long, mais Grönholm va devoir cravacher pour revenir sur le podium, ou attendre la maladresse des autres pilotes. Loeb sera-t-il champion du monde des rallyes à Perth ? Réponse dimanche après la dernière spéciale.
Jérémy Levenbruck











