Xevi Pons a beaucoup appris
Avant le rallye du Pays de Galles, trois questions ont été posées à Xevi Pons, qui représentera les couleurs de Kronos Citroën pour l'ultime course de l'année. Kronos Racing devra d'ailleurs faire sans Sebastien Loeb toujours blessé, et qui a préféré faire l'impasse pour se réserver pour l'an prochain.
Vous avez couru trois fois le Rallye du Pays de Galles. Une fois en novembre, deux fois en septembre. Que pensez-vous du retour du rallye à sa date traditionnelle ?
Xevi Pons : J'aime bien le 'RAC Rally', comme tout le monde, je crois… C'est vrai que ce n'est pas un rallye facile, encore moins à sa date traditionnelle de novembre ou l'eau et la boue sont normalement les stars du rallye. Mais il y a quelque chose de spécial dans ce parcours. Peut-être est-ce la tradition, le caractère classique de cette épreuve qui lui donnent un plus, qui en font une épreuve différente des autres. Je crois que son retour comme dernière manche du championnat est une bonne idée. Même si les conditions météo et de route vont être plus difficiles, je me réjouis de disputer le véritable Rallye du Pays de Galles, très différent de sa version Septembre.
"Penser match après match"
Vous avez terminé les trois derniers rallyes au pied du podium. Pensez-vous pouvoir l'atteindre lors de cette dernière manche du championnat ?
Quand je prends le départ d'un rallye, je ne pense pas au podium… Je pense seulement à faire le mieux possible. Les trois derniers résultats prouvent que ma progression est là . Ce sont trois quatrièmes places, mais je suis spécialement content de la dernière, en Nouvelle Zélande. Parce que c'était un rallye en grande partie nouveau pour tout le monde. Cela démontre que Carlos (Del Barrio, son co-pilote) et moi avons fait du bon travail en reconnaissances. A part dans les deux premières spéciales, où nous avons eu des soucis, nos temps ont été bons. Avec deux scratchs et trois seconds meilleurs temps, le bilan est positif. Mais le plus important, c'est de sentir que j'ai une marge de progression, que je peux grandir encore. Si un bon résultat arrive au Pays de Galles… ce sera très bien ! Sinon, immédiatement, on va penser au Monte Carlo… Une des choses que j'ai apprises cette année, c'est de penser match après match.
Au moment d'aborder le final de la saison, quel regard portez-vous sur votre parcours 2006 ? Quels ont été pour vous les moments les plus forts ?
Cette saison est la plus importante de ma vie. Je crois qu'il y aura un avant et un après 2006. Je m'explique : pour la première fois j'étais dans un team visant un titre mondial, avec pour équipiers Seb, le champion du monde, et Dani, mon grand rival en Espagne dans le rôle d'électron libre. Sans avoir fait beaucoup de kilomètres d'essais, ce n'était pas une situation facile de gérer. Craignant de ne pas être à la hauteur, je me suis mis beaucoup de pression… Après Allemagne et Finlande, Marc (Van Dalen, le team manager de Kronos) et moi avons décidé une pause… Ces quinze jours de réflexion on été la clé pour tout comprendre, pour mettre en ordre toutes les informations que j'avais reçues et tout ce que j'avais appris… A partir de là , je me suis rendu compte que je pouvais être avec les meilleurs. Honnêtement, avec une voiture comme la Citroën, tout est plus facile… Après la Turquie, Marc et Guy Fréquelin m'ont donné l'opportunité de piloter la Xsara de Seb. Ils ont eu confiance en moi. A la différence du début de saison, cette responsabilité m'a fait plaisir… Nous savions que le championnat Constructeurs serait difficile à remporter, mais l'objectif était de faire de bons résultats, de chercher une progression… Avec les ingénieurs de Citroën Sport et toute l'équipe Kronos, impossible de ne pas progresser. En résumé, cette année, j'ai appris beaucoup de choses au niveau personnel et technique. Et quand j'apprends une chose je ne l'oublie jamais. J'espère mettre en application tout cela la saison prochaine.
Communiqué Kronos Racing
Jérémy Levenbruck











