Nouvelle-Zélande : Grönholm souffle la victoire à Loeb pour trois dixièmes !
Le résultat d'un rallye WRC n'avait jamais été aussi serré. En s'imposant de 3 dixièmes de seconde, Grönholm a fait une superbe opération mathématique. L'écart avec Sébastien Loeb grandit pour pointer à 10 points après cette manche.
Tout s'est donc joué à un souffle. Si l'on rapporte les 3 dixièmes de secondes d'écart au kilométrage total du rallye, l'écart final n'est que de … 8 mètres. Huit mètres qui coûtent au Français les deux points de différence entre la victoire et la deuxième place. Des points qui pourraient valoir leur pesant d'or au moment de faire les comptes en fin d'année. D'autant plus que cette étape néo-zélandaise à l'autre bout du monde a été de toute beauté, tant par la diversité des paysages que par la compétition sportive en elle-même.
De l'autre côté de la planète, la victoire finale s'est jouée de bout en bout, sous le symbole de la domination des deux hommes forts du plateau, Grönholm et Loeb. Les deux pilotes, en tête du Championnat depuis son coup d'envoi se sont en effet partagé le leadership de ce rallye pendant 3 jours. Le vent a aussi joué un rôle prépondérant, soufflant sur les concurrents et plus particulièrement sur l'Alsacien qui regrettait ce coup du
sort à l'arrivée jouée à Hamilton. Tout aurait même pu se jouer dans le dernier scratch de la journée. Une ultime manche remportée par Loeb de 4 dixièmes. Insuffisant pour prendre la tête, il lui en aurait fallu juste 3 de plus pour revenir à niveau du Finlandais volant.
Grönholm pouvait alors savourer sa joie de remporter la manche la plus serrée de l'histoire du WRC. Encore plus serré que le rallye du Portugal 1998 au cours duquel McRae avait devancé Carlos Sainz de 2,1sec. Quoiqu'il en soit, tout est encore possible avec cinq manches à disputer (dont une en France, le Tour de Corse). Loeb, en grand compétiteur, ne baissera pas les bras et se battra jusqu'au bout pour être de nouveau couronné.
La prochaine manche aura lieu dans un mois, du 5 au 7 octobre, en Espagne.
Jérémy Levenbruck











