Rallye d’Allemagne : course régulière et fiable des Suzuki SX4 WRC
La dernière étape du Rallye d'Allemagne, qui est considéré comme la manche asphalte la plus dure du championnat, a vu les deux Suzuki SX4 WRC rallier l'arrivée au terme d'un parcours régulier et fiable.
Les trois étapes du rallye totalisaient plus de 350 kilomètres d'épreuves chronométrées sur des routes aux profils très variés et aux changements d'adhérence fréquents. Toni Gardemeister a rallié l'arrivée à la dixième place et a marqué ainsi 1 point au championnat constructeurs pour Suzuki. Per-Gunnar Andersson a fini quinzième après avoir perdu du temps sur une touchette le deuxième jour. Ce rallye a permis à la jeune équipe Suzuki, qui dispute sa première saison complète à ce niveau de compétition, de recueillir de précieux enseignements avant de retrouver en octobre deux autres rallyes courus sur routes goudronnées : le Rallye de Catalogne et le Tour de Corse - Rallye de France. Entretemps, les équipes WRC se seront rendues à l'autre bout du monde pour disputer la onzième manche sur les très spectaculaires routes de terre de Nouvelle-Zélande.
Toni Gardemeister : "J'ai été satisfait de ma voiture sur l'ensemble du rallye. Pour la deuxième fois de suite, nous avons eu le plaisir de vivre un rallye sans incident notable. Nous sommes parvenus à un bon niveau de fiabilité ce qui signifie que nous allons pouvoir orienter notre travail de manière plus marquée sur les performances de la voiture. Si on considère le petit nombre de courses que nous avons accompli jusqu'à présent, nous avons fait de très bons progrès. Ce rallye est sans doute le plus dur de tous sur asphalte. Marquer un point dans ce contexte représente un bon résultat. Je suis raisonnablement optimiste pour les prochains rallyes asphalte d'Espagne et de Corse."
P-G Andersson : "Nous n'avons pas connu de problème dans la dernière étape. Je me suis juste concentré pour tenir un rythme appliqué et rallier l'arrivée sans encombre. J'ai souffert un peu de mon inexpérience dans ce rallye que je n'avais disputé qu'une seule fois auparavant, en 2005. Je manque également de pratique sur asphalte. Or, sur ce genre de terrain, il faut avoir une grande confiance pour pouvoir attaquer au maximum. Je regrette d'avoir perdu du temps samedi sur un choc dans lequel un cardan s'est brisé. Sans cet incident, je pense que nous pouvions finir dans les dix premiers. Mais nous avons beaucoup appris et cela nous sera très utile pour l'avenir."
Paul Wilding, manager du Suzuki World Rally Team : "Amener nos deux voitures à l'arrivée d'un rallye aussi dur est très positif. La course consistante que nous avons livrée montre que le travail porte ses fruits. Nous nous trouvons en bonne position pour poursuivre nos progrès dans les prochaines manches qui se disputeront sur terre ainsi que sur asphalte."
Jérémy Levenbruck
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