Tout savoir sur le Taux d alcoolémie : le mesurer, les risques, les sanctions

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Sommaire

L’alcool dans le sang est la 2nde cause d’accident mortel sur les routes, après l’excès de vitesse. Il existe plusieurs méthodes pour connaitre le taux d’alcool dans le sang : éthylotest, éthylomètre ou alcootest. On peut aussi prendre en compte le poids et le sexe de la personne pour évaluer la concentration d’alcool !

Qu’entend-on par alcoolémie ou taux d’alcoolémie ? 

L’alcoolémie représente le taux d’alcool présent dans le sang. Il va se mesurer traditionnellement en grammes d’alcool pur par litre de sang ou en encore mg pour 100 ml de sang.

Le dépistage de l’alcoolémie au volant va aussi se fait aussi au milligrammes d’alcool par litre d’air expiré. Ce sont des valeurs différentes car un gramme d’alcool pur par litre de sang est similaire à un demi milligramme par litre d’air expiré. 

L’alcoolémie prend aussi en compte :

  • Le nombre de verre d’alcool ingéré ;
  • Le degré et les effets de l’alcool ;
  • La masse corporelle de la personne et son sexe ;
  • Le laps de temps depuis l’ingestion ;
  • La présence d’aliments dans l’estomac.

Quand le taux d’alcool maximal est il atteint ?

Selon la sécurité routière, le taux légal d’alcool maximal est atteint : 30 minutes après absorption à jeun, et 1 heure après absorption pendant le repas. 

Généralement, la quantité d’alcool baisse de 0.10 à 0.15 g d’alcool par litre de sang en une heure. Par contre, aucun aliment spécial ou conditionnement spécifique ne permet de réduire le taux au gramme par litre ou au mg/100ml. 

Le seuil réglementaire du taux d’alcool 

L’alcoolémie maximale est atteinte 30 minutes après absorption à jeun ou une heure après absorption au cours d’un repas. En France, il est prohibé de prendre le volant en dépassant les seuils ci-après :

– Une concentration d’alcool suite à une prise de sang, égale ou supérieure à 0.50 g/litre ;

– Une concentration d’alcool dans l’air expiré égale ou dépassant à 0.25 mg/litre. 

Selon la sécurité routière, peu importe la boisson consommée, un verre a à peu près la même quantité d’alcool. 

Comprendre l’effet de l’alcool sur la conduite 

Il faut comprendre que l’alcool est l’une des premières causes d’accident de la route et de mortalité dans le monde (30% de mortalité routière). Le risque d’accident mortel est de plus décuplé chez les conducteurs alcoolisés. Même à petite dose, l’alcool impact directement sur le cerveau si bien que l’on ne peut passer outre ses effets. 

A compter de 0.5 g/l, les risques sont les suivants :

  • Un champ visuel limité ;
  • Une perception du paysage et des distances, contrastée ;
  • Une sensibilité à la lumière importance ;
  • Une fatigue croissance et une vigilance réduit ;
  • Une coordination des mouvements perturbée.

Souffler dans un éthylotest

Si vous avez bu de l’alcool mais que vous avez prévu de prendre le volant, vous devez utiliser un éthylotest. Si vous dépassez la limite mise en place à 0.5 ou 0.2 g/l ; vous devez attendre que le taux diminue.

Par contre, vous ne devez utiliser que les tests portant mention NF

Les sanctions

En cas de taux d’alcoolémie élevé

La conduite en état d’ivresse est punie par la loi. Il y a une politique zéro tolérance pour la consommation d’alcool alors que l’on est au volant car on met en danger sa vie et celle d’autrui. 

Il y a deux sortes de sanction en fonction du taux d’alcoolémie dans le sang :

  • On fait référence à une alcoolémie contraventionnelle avec un taux d’alcool supérieur à 0.5 g/l. Ce n’est pas un délit à proprement parler mais plutôt une infraction.
  • Au-delà la limite autorisée (0.8g/l), c’est un délit.

Les sanctions en cas de consommation d’alcool au volant

Si le taux d’alcool est situé entre 0.5 et 0.79g/l, alors les jeunes conducteurs reçoivent une contravention de 4ème classe, un retrait de 6 points sur le permis de conduire ou une amende 135 euros. 

Si le taux alcoolique dépasse les 0.8g/l, il y a l’immobilisation de la voiture, la suspension du permis de conduire ou la faculté de mettre le chauffeur en garde à vue jusqu’à ce qu’il ne soit plus en état d’ivresse. 

Si le conducteur est envoyé au tribunal correctionnel, il peut écoper d’un temps d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans et 4500 euros d’amende avec des TGI.

La peine aggravée dans certains cas

Outre l’annulation du permis et la simple amende forfaitaire, l’absorption d’alcool peut entraîner des sanctions plus graves associées à :

  • Un homicide involontaire ;
  • Récidive ;
  • Consommation de stupéfiants ;
  • Blessure entraînant une capacité de travailler pour la victime au-delà de 3 mois.

 

4.2/5 - (35 votes)