Accident de la route : comment bien réagir ?

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Sommaire

Des dizaines de milliers d’accidents de la route se produisent chaque année en France. Face à une telle situation, on ne sait pas toujours comment réagir. Il faut pourtant savoir que l’aide aux victimes d’accident fait désormais partie des sujets clés ajoutés lors de l’apprentissage du Code de la route. Dans ce processus, il est essentiel de protéger la zone, d’évaluer l’état des victimes, d’alerter les secours et de secourir des victimes. Pour réagir au mieux, découvrez alors les réflexes à avoir, mais aussi les gestes à éviter.

Venir au secours des victimes d’un accident de la route : une obligation

Que vous soyez impliqué ou témoin d’un accident de la route, chacun est tenu d’assister les personnes en danger. D’autant plus que si vous êtes impliqué et que vous ne vous arrêtez pas, cela constitue un délit de fuite passible d’une amende allant jusqu’à 75 000 euros et vous encourez jusqu’à 3 ans de prison. Il est donc essentiel d’assumer ses actes et de s’arrêter.

Si vous êtes témoin et que vous êtes le premier à être arrivé sur les lieux, il faudra s’arrêter, sans piler, car cela pourrait causer un suraccident s’il y a un autre véhicule derrière vous. Mettez-vous plutôt sur le bas-côté de la route à 150 mètres de l’accident afin de faciliter l’accès aux secours et envoyez vos feux de détresse. Si l’accident s’est produit la nuit, éclairez le véhicule accidenté perpendiculairement pour éviter d’éblouir les autres usagers.

Si d’autres automobilistes se sont déjà arrêtés, vous n’avez pas besoin de le faire, car cela pourrait encombrer les lieux. Demandez tout simplement si vous pouvez apporter votre aide et si la réponse est négative, continuez votre route.

Sécurisation de la zone : mettez en place l’équipement nécessaire

Une fois que vous vous êtes correctement garé, la première chose à faire face à un accident de la route est de se protéger et de protéger les autres d’un accident supplémentaire. Il vous faudra pour cela deux équipements bien distincts.

Le gilet réfléchissant

Enfilez votre gilet réfléchissant. Il permet d’assurer votre visibilité vis-à-vis des autres usagers de la route et vous évite de vous mettre en danger : sachez qu’avoir un gilet de sécurité dans son véhicule est obligatoire, selon la décision du Comité interministériel de la Sécurité routière, et ce, depuis 2008. Le non-respect de cette règle peut vous valoir une contravention de 4ème classe, ce qui se traduit par une amende forfaitaire de 135 euros.

gilet jaune

Le gilet réfléchissant doit être facilement accessible. Il doit pour cela se trouver dans la boîte à gants ou sous le siège, par exemple. Ainsi, vous pourrez l’enfiler rapidement. Cette obligation concerne aussi bien les conducteurs de voitures que ceux de motos. Dans ce dernier cas, le gilet haute visibilité peut être placé dans le top case ou dans la sacoche de la moto.

La réglementation est un peu particulière pour les cyclistes. En effet, ces derniers peuvent s’en passer en journée. Mais la nuit, ou en étant hors agglomération, le gilet réfléchissant est obligatoire, en raison d’une visibilité insuffisante. Le non-respect de la loi peut, dans ce cas, être sanctionné d’une amende de 35 euros.

Le triangle de pré-signalisation

Une fois votre gilet sur vous, mettez en place le triangle de pré-signalisation, qui est aussi un équipement à avoir obligatoirement dans sa voiture. Celui-ci doit être placé à une distance d’au moins 30 mètres du véhicule ou de l’obstacle à signaler.

Il est important que votre triangle de pré-signalisation soit homologué pour assurer sa résistance mécanique, celle à l’eau, aux intempéries et au carburant, mais aussi sa stabilité au vent. Pour des raisons de sécurité, il ne faut pas placer le triangle directement sur l’autoroute.

Accident de la route : alertez les secours

Une fois que vous aurez sécurisé les lieux, il sera important d’alerter les secours. Il faut pour cela appeler le SAMU ou les pompiers, selon la gravité de l’accident.

Si vous vous trouvez sur l’autoroute, vous pouvez utiliser les postes d’appel d’urgence situés tous les deux kilomètres. Vous serez alors directement mis en relation avec les secours qui sauront où vous trouver. Si vous n’êtes pas sur l’autoroute et que les bornes se trouvent trop loin, n’hésitez pas à utiliser votre téléphone portable et à composer l’un des numéros ci-dessous :

  • le 112, qui est le numéro européen pour les secours, à contacter prioritairement en cas d’urgence,
  • le 15, pour le service d’aide médicale urgente (SAMU),
  • le 18, pour joindre les pompiers,
  • le 17, pour joindre la police ou la gendarmerie,
  • le 114, pour les sourds et malentendants.

Accident de la route

Les premiers gestes à connaître pour secourir les victimes d’un accident

En attendant que les aides arrivent, il faudra secourir les victimes. Il existe des gestes à connaître en cas d’accident de la route. Si victime il y a, il sera notamment important de la couvrir, car cette dernière est en état de choc et aura alors tendance à avoir froid. N’hésitez pas à lui parler pour la maintenir éveillée. Même si la personne est inconsciente, il est important de lui parler.

En cas de blessure avec saignement, comprimez-la avec un tissu pour éviter une perte de sang trop importante. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, les secours pourront vous guider au téléphone.

Si la victime a du mal à respirer, n’hésitez pas à desserrer ses vêtements : ceinture, cravate, etc. Vérifiez également sa respiration ou son pouls régulièrement, surtout si elle est inconsciente.

Si vous maîtrisez les gestes de premiers secours, n’hésitez pas à les effectuer si besoin : position latérale de sécurité, massage cardiaque, etc. Coupez le contact du véhicule accidenté et veillez également à ce que personne ne fume sur les lieux de l’accident pour éviter de provoquer un incendie.

Les gestes à éviter

En revanche, il existe également des gestes à éviter absolument. Ainsi :

  • il ne faut pas déplacer la victime, car cela pourra lui être fatal ou causer des dommages plus graves. Il ne faut le faire qu’en cas de risque d’incendie du véhicule. Si vous êtes obligé de le faire, évitez de tirer sur ses membres ou de tordre sa colonne vertébrale,
  • il faut éviter de lui donner à boire,
  • n’enlevez pas son casque pour ne pas engendrer de dommages supplémentaires, dans le cas d’un accident d’un deux roues, motorisés ou non,
  • n’utilisez pas d’eau pour éteindre un feu de voiture,
  • ne soulevez pas le capot,
  • ne transportez pas la personne accidentée dans votre propre véhicule,
  • ne lui donnez pas d’informations sur sa santé pour ne pas l’inquiéter davantage.

À noter que si vous n’avez pas suivi de formation en tant que secouriste, il faut éviter également de réaliser les gestes de premiers secours, au risque d’aggraver l’état de santé de la personne blessée.

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