Avertisseur ou détecteur de radar : les différences

La subtilité de la langue française fait encore des siennes : quelles sont les différences entre l’avertisseur de radar et le détecteur de radar ? Est-ce qu’il s’agit de deux produits ayant des fonctions similaires ? Est-ce, au contraire, des appareils diamétralement opposés ? Nous allons y répondre au cœur de cet article.

Dans un premier temps, nous allons vous présenter le détecteur de radar. Dans une seconde partie, on évoquera, avec vous, le boîtier anti-radar. Dans une troisième partie, on parle de l’avertisseur de radar pour conclure dans une quatrième partie, sur l’Assistant d’Aide à la Conduite.

Nous rappellerons que le détecteur de radars est interdit à sa commercialisation en France.

Le détecteur de radars

Nous en avons réalisé un test de ce produit sur notre blog. Il n’est pas évident à se procurer, car il est interdit à sa commercialisation en France. Une personne qui se retrouve en possession d’un détecteur de radar va encourir jusqu’à 1500€ d’amende et un retrait de 6 points sur le permis de conduire.

Il s’agit d’un boîtier qui va être installé à l’avant de la voiture. Généralement, les conducteurs le placent sous le pare-brise. C’est discret et il peut fonctionner correctement. Suivant le modèle que vous avez, il pourra être utilisé en totale autonomie, si le produit est équipé d’une batterie de longue durée, ou en étant branché sur la voiture. Certains pare-brise pourraient rendre l’utilisation du détecteur de radars nulle en raison d’un pare-brise athermique.

Le détecteur de radars a pour but de détecter tous les radars qui se situent autour de lui. Comment est-ce qu’il fonctionne ? C’est très simple. Il possède tout le matériel nécessaire pour capter toutes les fréquences spécifiques. Ce sont des ondes qui sont placées dans la plupart des radars. Quand le détecteur en a trouvé quelques-unes, il ira automatiquement avertir le conducteur. Celui-ci pourra être prévenu de deux manières différentes : soit par un signal sonore, soit par un signal visuel.

Bien que l’on ait pu en faire un test très court et rapide, nous ne les avons plus. L’utilisation est prohibée tout comme sa détention.

Est-ce propre au règlement français ? Non, beaucoup de pays sont contre l’utilisation du détecteur de radars et l’ont interdit dans leurs lois respectives.

Le boîtier anti-radar

Cet élément est moins connu du grand public, pourtant il existe tout autant. On le retrouve surtout dans les films. Il se présente un peu sous la même forme que le détecteur de radar au niveau du boîtier. Cependant son rôle n’est pas du tout le même. Il possède un autre nom : le brouilleur de radars.

L’objectif du boîtier anti-radar est d’empêcher le radar fixe ou mobile de fonctionner correctement. C’est-à-dire qu’il va y avoir une surcharge d’ondes à un moment en particulier, et le radar ne pourra pas fonctionner pour prendre la voiture en excès de vitesse.

Ces boîtiers sont souvent présents dans des pays où la législation est souple. Seulement, depuis plusieurs années, on en voit de moins en moins. Les fabricants se font plus discrets en raison des nombreux arrêtés de ventes qui ont touché ce produit.

Pour les citoyens français qui résident en France, il est évident que ce n’est pas légal. Le gouvernement applique le même tarif à toutes les personnes qui sont prises en flagrant délit en train d’utiliser cet appareil à des fins interdites. La simple détention est également prohibée en France.

L’avertisseur de radar

Le voici le produit qui joue des tours dans l’esprit de nombreux conducteurs. En quoi le détecteur de radar est-il différent de l’avertisseur de radar ? C’est un fonctionnement complètement opposé.

Le détecteur de radars est là pour détecter les radars. On pourrait assimiler son mode d’utilisation à du temps réel. Ce qui n’est pas le cas pour l’avertisseur de radar.

Ce dernier est là pour avertir le conducteur grâce à une base de données très complète qui se charge d’intégrer toutes les informations relatives à la position d’un radar. L’avertisseur de radar va fonctionner selon la position GPS de la voiture. Automatiquement, il avertira son pilote de la présence d’un radar. Le problème de l’avertisseur de radar est qu’il ne fonctionnera que rarement avec les radars mobiles. Il devient vite limité. De plus, certains radars fixes ne sont plus à une position en particulier qu’il continuera d’avertir le conducteur de sa présence.

L’avertisseur de radars va se présenter sous la forme d’un boîtier GPS ou d’une application mobile. La plus connue reste Waze qui, grâce à sa communauté active, encourage chaque conducteur à indiquer la position des radars pour avertir les futures personnes qui prendront cette route à cet endroit précis.

Ces appareils sont interdits en France. Waze, pour rester dans la législation a dû changer son application pour se tourner comme un Assistant d’Aide à la Conduite.

L’Assistant d’Aide à la Conduite

La dernière catégorie, légale cette fois, concerne les assistants d’aide à la conduite. Leur rôle est très simple : il s’agit d’apporter une aide à la conduite.

Ils sont présents dans les GPS ou les applications mobiles pour se rendre à une destination. L’une des applications les plus utilisées reste Waze qui possède une communauté énorme.

L’Assistant d’Aide à la Conduite se base sur un principe simple : l’entraide de la communauté. Lorsqu’une personne détecte quelque chose, automatiquement, il va la notifier dans le logiciel pour informer les autres usagers de la route. Quand l’incident sera fini, les personnes qui passeront au même endroit indiqueront qu’il n’y a plus de dérangement de la circulation.

En ce qui concerne Waze, pour rester dans les clous de la loi française, il a fallu créer des zones de contrôle. Désormais les radars ne sont plus signalés à un endroit fixe, mais dans une large zone… C’est toujours mieux que rien !